Jean Poratnte
Mourir partout sauf à Differdange
2003. 264 pages. 21 euro
ISBN 2-87962-157-7
Jean Sorrente
Et donc tout un roman
2002. 172 pages. 19 euro
ISBN 2-87962-145-3
Prix Servais 2003
Pas d'histoire, pas de narration, un système tout au plus, le roman se constituant comme une tresse, même pas, comme d'ordinaire, de vécu, de péripéties, de progrès de tel ou tel personnage, ou encore du narrateur en quête de sa propre vérité, mais vraiment comme des jonchets que l'air manie, ces jonchets à comprendre depuis un montage de séquences, et l'air en tant que cadence, respiration. Vous avez alors l'exercice que vous lisez du contretemps, à la fois le temps ramassé et hors-temps, chronie et a-chronie… Autour d'un accident, en étoile, la fermeture de la brasserie, la bibliothèque, l'Alfa Roméo, Coxyde ; là-dessus, les digressions. On revient toujours au même point, un trou dans le temps, des temps qui se nouent, donc pas du tout linéaire, le texte produit sa propre mémoire, ses rappels, ses échos. Il n'est pas exact dans les faits que l'excursion de Coxyde se soit déroulée comme elle a été narrée, mais ce qui arrive, c'est l'inconscient du texte, et alors vous avez ça.
Jean Sorrente
SCOLIES
Petites proses
automne 1999, 220 pages
ISBN 2-87962-101-1 / 800 FB / 135 FF
Restes, chutes, commentaires ou démonstrations logiques, c'est le style revisité. Jean Sorrente propose ses scolies qu'il est permis de lire comme une méditation.
GUY REWENIG
La cathédrale en flammes
1998, 280 Pages
760.-FB
Traduction de Jean Portante.
Une coédition Castor Astral, Paris - XYZ Editions, Montréal -
Bernard Gilson Editeur, Bruxelles Editions Phi, Luxembourg
>>> voir "Mass mat dräi Hären"
Jean Sorrente
LE VOL DE L'AUBE
roman
1995, 160 pages
ISBN 2-87962-050-3
560 FB / 85 FF
En coédition avec XYZ éditeur, Montréal
"Le style - cet étrange don qu'est le style, ce don qui ne peut s'acquérir mais se doit d'être cultivé. Jean Sorrente a le bonheur d'avoir reçu ce don."
Gaston Compère (Le Carnet et les Instants)
"Le Vol de l'aube m'apparaît, avec ses superbes descriptions d'une rare subtilité de touche, comme un hymne à une Europe déchirée, recomposée."
Jacques Crickillon (Lecture)
"Un récit plein de saveurs charnues, illuminé par un regard d'esthète... et une recherche d'écriture qui... incise d'un coup sec peau et pulpe jusqu'à l'os du noyau."
Ghislain Cotton (Le Vif L'Express)
"C'est vraiment un des plus beaux livres que j'aie lus cette année."
Pascal Goffaux, (Bloc-notes, RTB1)
Jean Sorrente
NUITS
Prix Tony Bourg prose 1993
roman
1994, 112 pages
ISBN 2-87962-033-3
495 FB / 75 FF
Trois récits tout également s'impliquent, forment une tresse et cependant mettent en scène trois états de conscience autonomes: l'éveil d'un garçon à sa sensualité, la liaison ambiguë entre un jeune homme et une nouvelle Manon Lescaut, le séjour en sanatorium (Luxembourg, Malmédy, Florence, la guerre comme toiles de fond) composent la trame d'un roman en diastole-systole, où la mémoire se révèle, dans son essence, en écho et en résonance, comme une succession d'instantanés. C'est enfin l'histoire de la génèse et de la dissolution du roman lui-même.
"... une véritable découverte à mettre en évidence. "Nuits" témoigne d'une grande maîtrise de l'écriture et de la structure romanesque."
Anne-Marie La Fère (Ici et maintenant, RTBF 3)
Jean Portante
MRS HAROY OU LA MÉMOIRE DE LA BALEINE
Prix Servais 1994
traduit en roumain
réédité à au Castor Astral en 1998
roman
1993, 500 pages
ISBN 2-87962-024-4
995 FB / 165 FF
"Extraordinaire chronique d'une immigration, ce vaste roman décrit avec humour et sensibilité la réalité vécue par une famille d'immigrés au Luxembourg. Une vaste interrogation sur l'enfance, sur les origines, sur les aléas de la mémoire, qui renvoie chacun à sa propre étrangeté."
Lucien Noullez (Indications, Belgique)
"Jean Portante a glissé dans son sac de voyage, dans son livre quelques points de repères très "baleiniers". Entre Melville et Cousteau nous glisserons Mrs Haroy, la baleine ferrovière ... au pays de Charly Gaul. - La suite à l'écran, puisque ce roman finira par inspirer quelque réalisateur."
Gaspard Hons (Espace de Libertés, Belgique)
"Ce roman est l'oeuvre de maturité de Jean Portante. L'auteur s'y livre et nous livre en même temps la clé de cette terrible déchirure que sont le déracinement et l'errance."
Chantal Serres (Grénge Spoun)
Lambert Schlechter
RUINE DE PAROLE
roman
1993, 300 pages
ISBN 2-87962-022-8
850 FB / 135 FF
en coédition avec Ecrits des Forges, Québec et L'Arbre à Paroles, Belg.
"Ruine de parole est un livre d'amour, un livre d'amour à la puissance infinie, un livre d'amour démultiplié par autant de sensualité, de sexualité et de violence. Amour et violence se conjuguent chez Schlechter comme chez d'autres sainteté et pornographie. Il y a du mysticisme chez lui, de la folie et une tendresse infinie..." Gaspard Hons (Le mensuel littéraire et poétique)
Werner Lambersy
ARCHITECTURE NUIT
1992, 120 pages - 480 FB / 75 FF
ISBN 2-87962-011-2
en coédition avec Editions du Noroît et Les Eperonniers
Prix Goffin 1993
Prix Yvan Goll 1994
Prix Mirabilia 1994
"Lambersy se dépouille, nous dépouille, se dénude, nous dénude, nous jette en pâture à l'obscur, aux égouts, à l'absence: victimes, boucs émissaires, innocents, ordure, foetus, décombre, ... il nous jette en attendant l'accomplissement de l'offrande, de décomposition mentale, la sortie du labyrinthe, la rencontre avec la lumière lointaine."
Gaspard Hons (Le Mensuel littéraire et poétique)
"Werner Lambersy, en cette époque où l'incertitude devient le domaine privilégié du poète, sait qu'il convient de proférer toujours une autre vérité: celle qui ne se conçoit pas dans la raison, mais qui sort du verbe, à condition qu'on lui prête des sortilèges on ne sait d'où venus."
Alain Bosquet (Le Quotidien de Paris)
Claude Frisoni
FRISONI SOIT QUI MAL Y PENSE
sketches et aphorismes
1992, 150 pages
ISBN 2-87962-014-7
495 FB / 75 FF
Ancien soixante-huitard assagi mais non guéri de ses velléités libertaires, Claude Frisoni distille dans ses envolées une idéologie bien définie, que l'on devine dans les parages d'une gauche sympathiquement anar: celle d'une saine insolence, d'un regard lucide et grinçant sur la réalité sociale et linguistique, d'une conscience à l'affût des hypocrisies et des masques à la mode.
Frank Wilhelm, préface
"Chef-d'oeuvre complet, pétillant, comique et profond à la fois, que ce recueil contenant une bonne vingtaine de saynètes, tirées de spectacles passés et à venir de Claude Frisoni." Danièle Hoffelt (Tabou, Luxembourg)
Lambert Schlechter
LE SILENCE INUTILE
1991, 244 pages
ISBN 2-87962-010-4
650 FB / 95 FF
(1996 réédition en France aux Editions de la Table Ronde)
"Il y a des livres qui atteignent comme une rafale. En voici un. (...) On ne sort pas intact de ces pages de l'effacement et de la survivance.
Didier Pobel (Le Dauphiné libéré)
"Une femme meurt, un homme vit. Mais Lambert Schlechter trouve le ton qui convient: aussi totalement dépourvu d'indécence que de pudeur.(...) Un drame ordinaire, mais un livre vrai et fort." Dominique Guiou (Le Figaro littéraire)
"Une secousse inouïe. Une commotion qui palpite longtemps encore dans les parages du plexus bien après les dernières pages tournées (...) Ce livre poignant, atomisé dans sa forme, ivre de souffrance dans sa chair, indécourageable protestation contre le temps et la mort, représente, dans la sublime simplicité de sa vérité, ce que devraient être tous ses frères de papier: un espace pour continuer à exister."
Patrice Delbourg (L'Evénement du jeudi)
Jean Portante
EX-ODES
Prix du Concours littéraire national 1990
poèmes
1991, 160 pages
ISBN 2-87962-009-0
560 FB / 85 FF
"Ex-odes est un chant grave et incantatoire. Jean Portante ne parle pas pour rien dire, il nous prend à témoin, il se plonge aussi dans d'haletantes méditations, il regarde le monde et s'insurge, se révolte."
Maurice Cury (Cahiers de la poésie)
"À la façon d'un Paul Celan, Portante traite sa propre existence "de biais" dans la mesure où les expériences vécues ne valent que par leur mise en lumière et par le style."
Georges Sédir (Phréatique)
Lambert Schlechter
PIEDS DE MOUCHE
petites proses
1990, 160 pages
ISBN 2-87962-008-2
560 FB / 85 FF
"Il est remarquable que ce livre en prose de 419 notes, d'une densité parfois insoutenable se lise tout à la fois comme l'itinéraire d'une lente et tragique dépossession mais également comme une suite, souvent brillante d'"essais": jalons et thèmes qui se croisent en cette exigence de tout dire pour faire éclater la lumière: "De ligne en ligne cette débile conviction que l'inutilité serve à quelque chose."
J.P. Schneider (Luxemburger Wort)
"C'est ce choc entre le corps, source de désir et de plaisir - et le corps, source de maladie et de souffrance, ce face à face de la vie et de la mort qui font de ce livre un livre que par moments on a envie de rejeter, parce qu'il va trop loin, parce qu'il frôle les interdits, parce qu'il fait mal."
Chantal Serres (Grénge Spoun)
Jean Portante
UN DEUX CHA CHA CHA
roman
1990, 132 pages
ISBN 2-87962-007-4
480 FB / 75 FF
"La Havane, Paris, Venise, Luxembourg: autant de lieux auxquels le narrateur attache des souvenirs et entre lesquels il se déplace ou s'est déplacé. Se déplacer entre un cri et un ailleurs signifie parfois être déchiré entre deux lieux, entre deux mondes. Nous touchons là au sens profond de tous ces déplacements qui apparaissent comme une errance: la quête d'identité."
Chantal Serres (Grénge Spoun)
"Des êtres humains ambigus, à mi-chemin entre l'existence incarnée et la présence onirique, peuplent l'univers réel ou halluciné de l'écrivain chercheur qui a choisi de vivre en un endroit que menace le "crépuscule des dieux de la steppe" (Kadaré)" Paul Kremer (Tageblatt)
Jean Portante
UN DEUX CHA CHA CHA
roman
1990, 132 pages
ISBN 2-87962-007-4
480 FB / 75 FF
"La Havane, Paris, Venise, Luxembourg: autant de lieux auxquels le narrateur attache des souvenirs et entre lesquels il se déplace ou s'est déplacé. Se déplacer entre un cri et un ailleurs signifie parfois être déchiré entre deux lieux, entre deux mondes. Nous touchons là au sens profond de tous ces déplacements qui apparaissent comme une errance: la quête d'identité."
Chantal Serres (Grénge Spoun)
"Des êtres humains ambigus, à mi-chemin entre l'existence incarnée et la présence onirique, peuplent l'univers réel ou halluciné de l'écrivain chercheur qui a choisi de vivre en un endroit que menace le "crépuscule des dieux de la steppe" (Kadaré)" Paul Kremer (Tageblatt)
Jean Portante
PROJETS POUR UN NAUFRAGE PREMEDITE
récit
1987, 120 pages
ISBN 2-87962-000-7
480 FB / 75 FF
"Le récit de Jean Portante, par ses emprunts aux formes les plus avant-gardistes du roman, a considérablement renouvelé ce genre au Luxembourg, où les quelques romans français existants sont presque tous consacrés à l'analyse psychologique ou au récit poétique. Portante nous donne une étude de comportement, à la psychologie éclatée, subjective et mouvante, où les certitudes s'estompent, où l'univers social lui-même fait place à une vision existentialiste de la vie."
Frank Wilhelm (Revue de littérature comparée)
Edmond Dune
PATCHWORK
Textes en prose
1989, 150 pages
ISBN 2-87962-006-6
560 FB / 85 FF
Durant toute sa vie Edmond Dune a suivi un sentier non conventionnel, détracteur des cercles littéraires et des pseudo convenances intellectuelles. Une attitude qui l'a amené à s'interroger toujours sur la relativité des choses et sur sa propre relativité au travers de textes poétiques prétexte à une réflexion sur la destinée humaine.
(André Simoncini, préface)
"Les morceaux d'étoffe, les lambeaux, les taches de couleur qui composent le tapis, la toile, l'ensemble de ce recueil, nous conduisent à travers une grande partie de l'existence humaine."
Rosemarie Kieffer (Tageblatt)
Lambert Schlechter
ANGLE MORT
Prix du Concours littéraire national 1986
récit, 1988, 128 pages
ISBN 2-87962-003-1
480 FB / 75 FF
"La virtuosité du langage avec laquelle l'auteur tente de circonscrire le néant de la conscience humaine, la richesse du vocabulaire et la lucidité d'une réflexion (parfois érotisante) justifient que le prix du concours littéraire national ait été décerné à cet ouvrage." Jean Reiter (Lëtzebuerger Land)
"Avatar de la tour de Montaigne, du look-out de Hugo, du "gueuloir" de Flaubert, la cambuse, cave, caveau, cagibi et cabane, est un felix carcer où l'on dissèque les mots et les
choses, où le langage avec ses sortilèges et ses virtualités est son propre objet."
Frank Wilhelm (Galerie)