LUCIEN NOULLEZ


BIOGRAPHIE / BIBLIOGRAPHIE

    Lucien Noullez est d'origine wallonne. Il est né à Bruxelles en 1957. Il est enseignant, poète et critique littéraire.

    Simples chercheurs, Bruxelles, Ed. Le Pairy, 1985.
    Conjugaison de l'atelier, Tournai, Unimuse, prix Casterman 1989.
    Buisson, le visiteur, Bruxelles, Ed. Le Pairy, 1989.
    Douze fusils, Soumagne, Le Tétras Lyre, 1992.
    Penouël, Lausanne, L'Age d'Homme, (Prix de la Biennale Robert Goffin), 1993.
    La veillée d'armes, Lausanne, L'Age d'Homme, 1996 (Prix Hubert Krains)
    Comme un pommier, Lausanne, L'Age d'Homme, 1997.
    Plus grand monde sur les gradins, Soumagne, Le Tétras Lyre, 1998.
    Des petits chiens selon saint Marc, Amay, l'Arbre à Paroles, 1999.
    Traces et Ferments (avec Colette Nys-Mazure), Amay, l'Arbre à Paroles, 1998
    Pointillés, (quatre exemplaires H.C.), Bruxelles, 1999.
    Adieux (avec Marc Dugardin), Bruxelles, Ed. de L'Ours, 2000.
    En collaboration avec Jean-François Grégoire :
    L'orage en deux, une anthologie poétique de oeuvres de Gaspard Hons, Le dé bleu, 1998.




LIVRE PARU AUX EDITIONS PHI

L'ouïe fine
Illustrations de Matthieu Miller
poèmes, février 2001, 118 pages
12 EURO


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QUELQUES POÈMES DE L'ouïe fine


    Giovanni Pierluigi da Palestrina


    Des journées lentes dans l'oreille.
    On voulait ouvrir les portes.
    Dans ta poitrine
    une caverne et des briquets
    se jettent sur le monde.

    Tu restes seul avec tes petits feux,
    toujours inachevé, toujours blessé
    dans l'ordre des chansons.



    Edvard Grieg


    Tu entends la neige
    au bord d'un piano fort comme un yak.
    Tu serres contre toi le châle d'espérance
    et voilà d'autres larmes
    et d'autres nids qui s'abandonnent dans tes yeux.



    Benjamin Britten


    Les enfants sont des boules de Noël.
    Les enfants sont des gobelets de vin.

    On leur tricote des raisons de vivre.
    Les hirondelles sont assises
    pour entendre chanter.



    Claude Debussy


    Tu n'imaginais pas ce qui te parlait dans les feuilles,
    ni que les feuilles se parlaient.
    L'image est au fond de l'ouïe
    derrière les yeux.
    Tu n'imaginais pas la mer.



    Henry Purcell


    Avec la lune,
    tu étais devenu plus pâle.
    Elle allait tomber.
    Tu ouvrais lentement la bouche.
    Une draperie descendait sur le monde
    et dans tes os le clavecin
    enfonçait un à un ses clous.
    Un instant, tu vis la face du Seigneur.
    Il était descendu à toi
    tout déchiré par les gargouilles.
    Il sursautait dans tes tympans.



    Anton Webern


    II
    parle et c'est de lui ces
    larmes aux yeux
    brusques
    montées entre les
    salves
    et de lui
    la vive clarté
    entre les
    mots.






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