JOSÉ ENSCH



BIOGRAPHIE

    Marie Josèphe Jeanne Ensch,
    née à Luxembourg où elle vit et travaille
    - Collabore à des revues poétiques
    - figure dans des anthologies de poésie française
    - est traduite en beaucoup de langues
    - est membre de l'Institut Grand-Ducal de Luxembourg, Section des Arts et des Lettres.

    Publications: L'arbre, Simoncini, 1984 - Ailleurs... c'est certain, Institut Grand-Ducal, 1985 - Le profil et les ombres, Librairie bleue, 1995 - Dans les cages du vent, phi, 1997


PARU AUX EDITIONS PHI

    Dans les cages du vent, poèmes 1997
    avec illustrations de Marie-Paule Schroeder
    collection GRAPHITI
    168 pages - ISBN 2-87962-078-3 - 12 EURO
    commandes par e-mail


ECHOS DANS LA PRESSE

    - Le Figaro Littéraire / Alain Bosquet
    " La révélation poétique - Cette Luxembourgeoise publie l'une des oeuvres les plus accomplies de ces dix dernières années, - Une langue parfaite, une musicalité sans faille et une construction savante mais fuide, aident à l'émerveillement. ... Pareille séduction, pareille immersion dans le rêve, pareille aisance dans l'inconnu ou l'inconnaissable, ne devraient pas passer inaperçues. José Ensch est un grand poète."

    - France Culture - Poésie studio / André Velter
    "ce recueil envoûtant venu du Luxembourg, et qui est entre brumes et rêves une improvisation d'ange pris dans la tourmente de la terre.
"


QUELQUES POEMES DU RECUEIL
DANS LES CAGES DU VENT


    LES MOTS

    Ferveurs surgies des gorges de chair
    trombes glauques
    et ces pieuvres aux rosaces qui flamboient

    Quand les lèvres aspirent le reflux
    elles retombent de leur poids de planète
    de silence perlé

    Ailleurs, les villes sont des objets à saisir
    leur feuillage éphémère sur la ligne d'horizon

    Ô distance qui sépare les choses et les corps
    la bouche de sa faim, la flamme du brasier
    Ô désir du désir séparé
    Intrus sans nom
    au coeur des étreintes et des mots

    C'est le roi masqué, immobile et fuyant
    le cercle sans rayons, le point dément
    qui éteint le coeur de la nuit
    même s'il bleuit le bord des matins
    et sème parfois des sources

    Quand la graine tombe des mailles du tricot
    l'air n'habite plus le volume de son corps
    et l'écume se dissout
    Ô filets vides! Vergers sûris!

    À la commissure des eaux et du ciel
    le noir se hausse.


    * * *


    Entre voyages et reflets
    le rythme d'un bord
    ses enfants prolongés

    L'eau est de hanches agiles
    de ronde planète
    de regards quittés
    Ô paysages perdus
    soleil dans un collier...

    Les miroirs mangent la mort
    et les arbres de grandes histoires
    Ce sont étoiles qui ouvrent la vue
    où prend forme le vent.


    * * *


    Il y eut des anges
    touffus comme de jeunes miroirs
    et dans les sourires surgis
    des esprits que déporte le vent
    les jours de grand blé
    de leurre insensible

    Le temps alors
    songeait à faire la toupie
    sur la pointe d'un seul pied

    Ce fut comme une nuit coiffée d'horizons
    la lumière hors d'elle-même
    la revanche, le pur degré

    Il y eut des haleines tressées
    sur les murailles de l'air
    la vie dans tous ses états
    le sel sur les crêtes en fleur
    et l'oubli à la bouche


    * * *




Vous pouvez passer une commande desuite dans notre mailbox: phi@.lu


poésie / sommaire * poètes * graphiti / poésie

HOME PAGE EDITIONS PHI